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Nom: CaRMetal

  • URL du soft: http://db-maths.nuxit.net/CaRMetal/
  • Capture d’ecran:
  • Categorie: Sciences : Maths
  • Langue(s): Français, English, Español, Portugues, Brazilian, Deutsch, Chinese, Arab, Galego, Italiano, Nederlands, Norsk, Polski, Svenska, Slovenski
  • Licence: GNU General Public License
  • Systeme(s) d’exploitation: Linux, Mac OS X, Windows, BSD
  • Taille: 2 Mo <…< 5 Mo
  • Page de dons:
  • Auteur(s): Éric Hakenholz
  • Code: Java
  • Auteur(s) notice: lebendre, Alain Busser, PM Mazat

Dynamisez votre géométrie!

CaRMetal (Voir aussi C.a.R. Zirkel, dont il est dérivé) est un logiciel de géométrie dynamique, naviguant dans les mêmes eaux que Geogebra , DrGeo (sous bureau Gnome), Kig (sous bureau KDE) (libres, sous GPL) ou Cabri (propriétaire) et fonctionnant en Java, CaRMetal peut s’utiliser sur n’importe quel système, et même via un navigateur internet, ce qui le rend aisément utilisable par des élèves, chez eux à la maison.

La genèse de ce logiciel, en 2006, est partie d’une constatation: en général, dans un logiciel (et pas seulement de géométrie dynamique), l’élève passe une portion importante de son temps devant des fenêtres modales, qui l’empêchent de voir l’effet de ce qu’ils font, et peuvent rapidement le mettre dans une situation bloquante. La première originalité de CaRMetal est donc l’absence de fenêtres modales, et la visibilité simultanée de tous les outils. Celle-ci peut faire peur à l’enseignant, qui a l’impression de se trouver devant le tableau de bord d’un A380, mais pas aux élèves qui s’y adaptent très vite.

D’autres fonctionnalités sont propres à CaRMetal:

  • les lignes de niveau (courbes d’équation f(x,y)=0);
  • le mode TBI: il est possible d’utiliser le stylo du TBI comme une souris quand on manipule une figure au TBI, et en gardant l’engagement direct;
  • la gestion de la 3D, certes partielle mais déjà pratique en classe, y compris pour des exercices;
  • le magnétisme des objets, permettant entre autres d’explorer la géométrie finie (voir ici, où la 3D aussi est illustrée);
  • la possibilité de créer des figures par un langage de script, en l’occurrence JavaScript, qui va même jusqu’à permettre d’utiliser CaRMetal pour l’enseignement de l’algorithmique au lycée! On parle alors de CaRScripts (des exemples peuvent être vus ici);
  • la possibilité de créer un exerciciel, auquel un outil appelé Monkey permet de donner une note de qualité en fournissant le pourcentage de cas où la construction est correcte (voir ici);
  • l’organisation des figures en dossiers de figures, avec une navigation par onglets (comme dans les tableurs), et les dossiers sont publiables tant en html qu’en spip.

Pour en savoir plus sur ces fonctionnalités, voir l’article wikipedia sur CaRMetal, ou cet article de formation. Des exemples de production de CaRScripts par des élèves de Seconde sont visibles ici et .

Le choix d’un logiciel de géométrie pour l’enseignement n’étant pas toujours aisé, voici quelques difficultés rencontrées
Il est évident que ces remarques sont surtout subjectives, puisque, contrairement à l’auteur du texte ci-dessus, j’ai l’habitude d’utiliser Geogebra plutôt que CaRMetal… → Voir les éléments de correction ci-dessous.

  • prise en main pas toujours intuitive, surtout pour les personnes peu habiles avec un ordinateur: il faut beaucoup cliquer, la palette de boutons est énorme, bien qu’on puisse les cacher et que ceux-ci soient adéquatement classés (l’objectif est qu’ils soient tous visibles, mais on s’y perd un peu);
  • pas facile de gérer les objets cachés, puisque lorsqu’on les affiche, ils sont juste un peu plus clair que les objets visibles, mais dans les mêmes tons (si beaucoup de couleurs sont utilisées, ça devient difficile de les différencier);
  • contrairement à Geogebra, l’historique permet uniquement l’affichage de l’algèbre, mais pas sa modification;
  • l’absence de «cliquer-glisser» pour sélectionner tous les objets d’une zone ralentit l’utilisation du logiciel.

En conclusion, si vous cherchez un logiciel de géométrie dynamique que vos élèves peuvent utiliser librement et facilement à la maison comme à l’école, testez CaRMetal et Geogebra, et choisissez celui qui vous convient le mieux. Si vous voulez en plus travailler l’algorithmique, alors c’est CaRMetal qu’il vous faut!



Merci pour “l’épuration” de la notice. Elle est ainsi bien plus lisible! J’ai tout de même rajouté mon grain de sel parce que je suis convaincu que CaRMetal est un très bon logiciel, mais que certaines personnes peuvent préférer un autre. De plus, aucun logiciel n’est parfait, donc dans toute les notices de Framasoft nous essayons de noter un avis personnel, tant positif que négatif.

lebendre

Je n’ai pas trouvé les remarques négatives sur GeoGebra dans l’article “GeoGebra”, GeoGebra serait-il si parfait que ça? Personne n’est gêné par les cercles qui ressemblent à des ellipses et les carrés à des rectangles allongés? Il me semblerait plus équitable d’évoquer aussi ces difficultés, avec le fait que pour beaucoup de profs de maths, l’écriture d’un signe “égal” entre le nom d’un point et ses coordonnées est didactiquement inacceptable.

La comparaison entre deux outils tend systématiquement à faire préférer celui qu’on connaît le mieux, c’est humain. Dans ce domaine le souci de neutralité de Wikipedia est particulièrement louable: On montre ce qu’il y a, au lecteur de juger. C’est pour lui une marque de respect.



Quelques éléments de corrections sur les difficultés rencontrées

Le nombre de clics

  • Dans GeoGebra, il faut quasiment toujours cliquer deux fois pour avoir accès à un outil : une fois sur la petite flèche de l’icône et une fois sur l’outil désiré. Le fait qu’il soient tous immédiatement accessible dans CaRMetal via la palette est pour moi un plus.
  • Afin de pouvoir modifier les propriétés d’un objet dans GeoGebra, il faut ouvrir la fenêtre des propriétés par deux clics contre un seul (gauche) pour CaRMetal. Dans GeoGebra, cette fenêtre se referme dès que l’on veut manipuler la figure, ce qui oblige à la rouvrir incessamment. Il est beaucoup plus pratique de l’avoir constamment ouverte en haut de l’écran. Cette a-modalité de CaRMetal est tout simplement un gain de temps phénoménal.
  • Pour translater une figure, il faut effectuer une double action dans GeoGebra (Ctrl + clic gauche ou sélection de l’outil dans la menu). Dans CaRMetal, le seul clic droit maintenu permet d’effectuer la translation.

La palette de boutons

  • Celle-ci présente trois tailles. Moyenne par défaut, elle ne prend pas plus de place que la “fenêtre Algèbre” de GeoGebra. Cette dernière est facile à faire disparaitre, mais nécessite d’aller fouiller dans les menus pour la faire réapparaitre ; un seul clic pour CaRMetal.
  • A moins d’avoir passé sa vie à utiliser GeoGebra, je ne sais jamais dans quel menu se trouve le bon outil. La palette de CaRMetal les présente tous, et même si on peut s’y perdre, un simple survol de la souris fait apparaitre une info-bulle nous indiquant l’outil que l’on va sélectionner.

Les objets cachés
La bascule-baguette-magique permet de visualiser immédiatement les objets cachés, en les faisant tous apparaitre ou disparaitre.
Un petit tour dans l’historique et une sélection multiple suivie d’un clic droit nous permet de changer la propriété de visibilité pour ce groupe d’objets.

L’historique
Un simple double clic sur un objet ouvre “l’inspecteur d’objets” et permet d’effectuer des modifications.

Je rajoute quelques éléments à caractères pédagogiques / didactiques / pratiques :

  1. Dans CaRMetal, on peut prévisualiser la construction des objets avant que l’on ne décide de le construction de manière effective.
    • Prenons l’exemple d’un élève voulant tracer la parallèle à une droite passant par un point : on sélectionne l’outil parallèle et après avoir cliqué sur la droite, la souris “promène” une parallèle, visualisée en jaune fluo. L’élève peut alors la “poser” là où il faut. Cela permet de favoriser la démarche d’investigation par essais / erreurs : c’est l’esprit actuel des nouveaux programmes de collège et lycée. Le fait d’avoir à cliquer sur tout les objets avant de voir le résultat est un peu frustrant… et j’avoue que c’est l’argument qui m’a fait changé une bonne fois pour toute de logiciel.
    • Continuons sur les vecteurs. Chaque création de vecteur (vecteur défini par deux points, somme, produit par un scalaire) est prévisualisé, et il suffit de “poser” à la souris son origine où nous le désirons, alors que GeoGebra nous oblige à éditer les propriétés du vecteur obtenu pour changer cette origine. Origine qui ne peut être qu’un des points déjà créés !
    • D’une manière générale, le calcul vectoriel est beaucoup plus intuitif sur CaRMetal puisque toutes les manipulations s’effectuent à la souris et non par saisie de formules algébriques (de niveau Licence 3). Cela prévient de plus tout risque de retrouver ces formules dans les copies.
  2. La symétrie centrale : pour moi, l’ordre de sélection des objets est inversé dans GeoGebra puisqu’il demande en premier l’objet puis le centre de symétrie. Pourtant il suffit de voir ce qu’un élève fait avec un compas : il pique en premier sur le centre puis amène l’autre pointe du compas sur le point dont il veut le symétrique. La démarche est la même dans CaRMetal (avec en plus la prévisualisation du point symétrique).
  3. Même remarque sur la symétrie axiale
  4. Les objets libres sont immédiatement repérables sous CaRMetal : il suffit pour cela de cliquer sur l’outil de déplacement. Apparait alors un flash jaune autour des objets libres. Ceux-ci se voient ainsi du premier coup d’œil, alors qu’il faut chercher dans une liste pour GeoGebra.

PM Mazat


Sauf indication contraire, les contenus sont publiés sous la double licence CC by-sa et GNU/FDL

Page mise à jour le 05 juillet 2010 à 16h33 par PM Mazat
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