Traduction de Don’t Buy Harry Potter Books
N’achetez pas les livres Harry Potter
(Pourquoi cette campagne ?)
Le 13 juillet 2005, les Canadiens ont reçu l’ordre de ne pas lire des livres qu’on leur avait vendus « par erreur ». Lisez cet article, et n’achetez aucun livre Harry Potter. Quiconque a demandé, rédigé, fait appliquer ou essayé de justifier cette injonction est un ennemi des droits de l’homme au Canada, et chacun mérite de payer pour son implication.
Boycotter ces livres servira au moins à punir l’éditeur.
Contrairement à ce dernier, qui exige qu’on ne lise pas ces livres, je me contente d’appeller à ne pas les acheter. Si vous souhaitez les lire, patientez, et vous finirez par tomber sur quelqu’un qui lui en possède un exemplaire. Empruntez-le-lui, ou allez le lire en bibliothèque. Mieux encore, lisez autre chose – des tas d’ouvrages sont tout aussi bons, voire (que quelqu’un ose prétendre le contraire) mieux.
Pousser le Canada à appliquer les droits de l’homme ne sera pas chose aisée, mais identifier les officiels et les législateurs qui ne les respectent pas serait déjà une première étape satisfaisante. L’auteur de l’article cite les propos d’un avocat : « Il n’existe aucun droit à la lecture.»
Tout officiel, juge ou législateur qu’une telle déclaration n’indigne pas ne mérite pas d’être en poste.
Sous quelles conditions devrions-nous cesser ce boycott ? Le pardon est de mise quand quelqu’un reconnaît son erreur et agit en conséquence. A mon sens, nous pourrons pardonner à l’éditeur quand il :
- Reconnaîtra que cette injonction était inacceptable.
- Promettra de ne jamais réitérer une telle erreur.
- Demandera qu’on amende la loi de façon que personne ne pourra plus initier une telle injonction, et qu’on établisse un « droit du citoyen à la lecture » clair et ferme.
J’entends par « l’éditeur » la maison d’édition principale, celle qui cède les droits aux autres pays tels que le Canada. Celle-ci est clairement en position de contrôler les actes des autres, c’est donc à elle qu’incombe toute la responsabilité.
Le 15 juillet, j’ai posté des renseignements sur l’intrigue que j’ai reçus par message anonyme.
N’étant désormais plus d’actualité, ce paragraphe n’a donc plus qu’un intérêt historique. Je ne suis pas un amateur de Harry Potter, et peu m’importe de connaître la trame de ce roman – ce n’était pas le cas à l’époque et ça ne le sera jamais. Cependant, quand les gouvernements crachent sur les droits de l’homme, publier ce qu’ils souhaitent supprimer se révèle un bon moyen d’exprimer son désaccord.
Vous trouverez un résumé de l’intrigue tout entière dans une page Wikipedia. Si tout ce qui vous intéresse c’est de savoir ce qui se passe dans le livre, allez donc la lire plutôt que d’acheter le roman.