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Bottom-Up

The third big lesson we can learn from open source and blogging is that ideas can bubble up from the bottom, instead of flowing down from the top. Open source and blogging both work bottom-up: people make what they want, and the the best stuff prevails.

Du bas vers le haut

La troisième grande leçon que nous pouvons apprendre de l’Open Source et des blogs est que les idées peuvent émerger du bas, au lieu de descendre à partir du sommet. L’Open Source et les blogs fonctionnent tous les deux du bas vers le haut : les gens font ce qu’ils veulent, et le meilleur travail prévaut.

Does this sound familiar? It’s the principle of a market economy. Ironically, though open source and blogs are done for free, those worlds resemble market economies, while most companies, for all their talk about the value of free markets, are run internally like commmunist states.

Cela vous semble familier ? C’est le principe de l’économie de marché. Ironiquement, bien que l’Open Source et les blogs soient faits gratuitement, leurs mondes ressemblent aux économies de marché, alors que la plupart des entreprises, en dépit de tous leurs discours à propos des vertus des marchés libres, sont dirigées en interne comme des états communistes.

There are two forces that together steer design: ideas about what to do next, and the enforcement of quality. In the channel era, both flowed down from the top. For example, newspaper editors assigned stories to reporters, then edited what they wrote.

Il y a deux forces qui pilotent ensemble la conception d’un projet : les idées concernant ce qu’il y a à faire ensuite, et les contraintes de qualité. A l’époque des canaux, les deux allaient du haut vers le bas. Par exemple, les rédacteurs en chef des journaux assignaient des articles à des reporters, puis éditaient ce qu’ils avaient écrit.

Open source and blogging show us things don’t have to work that way. Ideas and even the enforcement of quality can flow bottom-up. And in both cases the results are not merely acceptable, but better. For example, open source software is more reliable precisely because it’s open source; anyone can find mistakes.

L’Open Source et les blogs nous montrent que les choses n’ont pas à fonctionner de la sorte. Les idées et même les contraintes de qualité peuvent aller du bas vers le haut. Et dans les deux cas, les résultats ne sont pas seulement acceptables, mais meilleurs. Par exemple, un logiciel Open Source est plus fiable précisément parce qu’il est Open Source; n’importe qui peut trouver des erreurs.

The same happens with writing. As we got close to publication, I found I was very worried about the essays in Hackers & Painters that hadn’t been online. Once an essay has had a couple thousand page views I feel reasonably confident about it. But these had had literally orders of magnitude less scrutiny. It felt like releasing software without testing it.

La même chose se passe avec l’écriture. Alors que nous nous rapprochions de la publication, j’étais très inquiet concernant les articles pour “Hackers & Painters” qui n’étaient pas en ligne. Une fois qu’un article a été vu mille ou deux-mille fois je me sens raisonnablement confiant à son sujet. Mais ceux-là ont été moins examinés littéralement d’un facteur de plusieurs ordres de magnitude. Cela fait penser à la livraison d’un logiciel sans le tester.

That’s what all publishing used to be like. If you got ten people to read a manuscript, you were lucky. But I’d become so used to publishing online that the old method now seemed alarmingly unreliable, like navigating by dead reckoning once you’d gotten used to a GPS.

C’est à cela que la publication ressemblait avant. Si vous aviez dix personnes pour lire un manuscrit, vous étiez chanceux. Mais j’ai été tellement habitué à publier en ligne que l’ancienne méthode me semble maintenant terriblement peu fiable, comme naviguer en utilisant uniquement les calculs lorsque l’on a pris l’habitude d’utiliser un GPS.

The other thing I like about publishing online is that you can write what you want and publish when you want. Earlier this year I wrote something that seemed suitable for a magazine, so I sent it to an editor I know. As I was waiting to hear back, I found to my surprise that I was hoping they’d reject it. Then I could put it online right away. If they accepted it, it wouldn’t be read by anyone for months, and in the meantime I’d have to fight word-by-word to save it from being mangled by some twenty five year old copy editor. [5]

L’autre chose que j’aime concernant la publication en ligne est que vous pouvez écrire ce que vous voulez et le publier quand vous le voulez. Plus tôt dans l’année j’ai écrit quelque chose qui paraissait convenable pour un magazine, je l’ai donc envoyé à un éditeur que je connais. Alors que j’attendais une réponse, j’ai découvert avec surprise que j’espérais qu’ils allaient le refuser. Je pourrai alors le publier en ligne immédiatement. S’ils l’acceptaient, il ne serait lu par personne avant des mois, et durant ce temps-là j’aurai à me battre mot par mot pour le sauver de la mutilation par un rédacteur de 25 ans.[5]

Many employees would like to build great things for the companies they work for, but more often than not management won’t let them. How many of us have heard stories of employees going to management and saying, please let us build this thing to make money for you— and the company saying no? The most famous example is probably Steve Wozniak, who originally wanted to build microcomputers for his then-employer, HP. And they turned him down. On the blunderometer, this episode ranks with IBM accepting a non-exclusive license for DOS. But I think this happens all the time. We just don’t hear about it usually, because to prove yourself right you have to quit and start your own company, like Wozniak did.

Beaucoup d’employés aimeraient bâtir de grandes choses pour l’entreprise pour laquelle ils travaillent, mais le plus souvent l’encadrement ne les laisse pas faire. Combien d’entre nous ont entendu l’histoire d’employés allant voir la direction et dire “s’il vous plaît laissez-nous construire cela pour vous rapporter de l’argent” — et l’entreprise refuser ? L’exemple le plus célèbre est probablement Steve Wozniak, qui voulait au départ construire des micro-ordinateurs pour son employeur d’alors, HP. Et ils l’ont éconduit. Au Gaffe-omètre, cet épisode rivalise avec celui d’IBM acceptant une licence non exclusive pour le DOS. Mais je pense que cela arrive tout le temps. Nous n’en entendons simplement pas parler d’habitude, parce pour prouver que vous avez raison il faut que vous démissionniez et que vous créiez votre propre entreprise, comme Wozniak l’a fait.

Page mise à jour le 04 septembre 2005 à 13h32 par juytter
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