Tractage devant le Palais de Tokyo à Paris

À Paris le mercredi 22 février 2006 à 17h30.

Texte proposé :

Les bénéfices de sociétés comme Universal Music, Time Warner ou EMI sont en augmentation constante et battent des records, mais cela ne leur suffit pas. Alors, sous prétexte de protéger les artistes, les industriels du disque et du cinema cherchent à contrôler les échanges sur Internet en ajoutant dans leurs produits des dispositifs de surveillance de l’utilisation des oeuvres (« Digital Rights Management » ou DRM).

Ces dispositifs techniques de contrôle restreignent nos droits les plus élémentaires comme d’écouter n’importe où la musique que l’on a acheté, de la copier pour son usage privé, ou de la prêter à sa petite soeur ou son meilleur ami. Ils fonctionnent à notre insu, nous espionnent parfois (pour tempérer le ton “parano”) et mettent en péril la sécurité de nos ordinateurs et téléphones portables. Pour en avoir la preuve, tapez « Sony espion XCP » dans un moteur de recherche sur internet.

Fin décembre, les députés ont refusé de légaliser ces dispositifs. Le gouvernement entend les faire revoter début mars alors qu’il est désormais avéré que l’industrie du disque utilise “des méthodes que la morale réprouve”* (menaces de retrait des subventions allant au spectacle vivant).

IPNS - Ne pas jeter sur la voie publique


Proposition par Jérôme (avec reprise des idées de Tibo) :
(sous l’illustration du tract)

Qui à dit : “(…) nous nous opposons à l’utilisation des « DRM » sur les « produits » culturels, considérant que ces DRM portent gravement atteinte aux libertés individuelles d’une part et aux possibilités de développement ultérieur de logiciels libres”

Réponse : l’Union des Musiciens de Jazz (lettre ouverte signés par 100 jazzmen, la plupart compositeurs membres de la SACEM)

Source : Union des Musiciens de Jazz (http://www.umj-asso.com/news.php?id=85)


Qui a dit (à propos des DRM) : “Cette émergence d’une informatique de confiance conduirait un
nombre très limité de sociétés à imposer leur modèle de sécurité à la planète, en autorisant ou non, par la délivrance de certificats numériques, des applications à s’executer sur des PC donnés. Il en résulterait une mise en cause de l’autonomie des individus et des organisations (restriction des droits de l’utilisateur sur sa propre machine). Cela constitue une menace évidente à la souveraineté des États.

Réponse : le député UMP Pierre Lasbordes, dans son rapport sur la sécurité des systèmes d’information remis au Premier Ministre, Dominique de Villepin.

Source : Rapport sur la sécurité des systèmes d’information (http://www.lasbordes.fr/IMG/pdf/26_novembre_doc_definitif.pdf) sur le site de Pierre Lasbordes (http://www.lasbordes.fr/article.php3?id_article=165).


Qui à dit (au sujet de l’élaboration d’une solution de DRM conjointe Warner/Microsoft) : “À première vue, il nous semble que cette opération pourrait conduire au renforcement de la position dominante de Microsoft sur ce créneau” ?

Réponse : porte-parole de la Commission Européenne (août 2004)

Source : Journal du Net (http://solutions.journaldunet.com/0411/041109_drm.shtml)

Au verso :

Les chiffres d’affaires de sociétés comme Universal Music, Time Warner ou EMI sont en augmentation constante et battent des records, mais cela ne leur suffit pas. Sous prétexte de protéger les artistes, les industriels du disque et du cinema cherchent à contrôler les échanges sur Internet en ajoutant dans leurs produits des dispositifs de surveillance de l’utilisation des oeuvres («Digital Rights Management » ou DRM).

Ces dispositifs techniques de contrôle restreignent nos droits les plus élémentaires comme d’écouter n’importe où la musique que l’on a achetée, de la copier pour son usage privé, de la prêter à sa petite soeur ou son meilleur ami ou tout simplement d’être sûr de pouvoir encore l’écouter dans 10 ans. Ils restreignent la concurence et favorise les monopoles par le biais de licences non fournies (essayez d’écouter une musique d’Apple sans equipement Apple). Ils fonctionnent à notre insu, nous espionnent et mettent en péril la sécurité de nos ordinateurs. Pour en avoir la preuve, tapez « Sony espion XCP » dans un moteur de recherche sur internet. Ces dispositifs sont contraignants uniquement pour les acheteurs légaux, les contrefacteurs sachant toujours contourner les protections.

Fin décembre, les députés ont refusé de légaliser ces dispositifs. Le gouvernement entend les faire revoter début mars alors qu’il est désormais avéré que certains lobbies utilisent “des méthodes que la morale réprouve”* (menaces de retrait des subventions allant au spectacle vivant).

Ne vous laissez pas abuser par ceux qui instrumentalisent la défense du droit d’auteur pour défendre leurs intérêts particuliers, au détriment de l’intérêt général et des libertés du citoyens. Ces libertés sont aussi VOS libertés.


Autre proposition (Tibo) :

(sous l’illustration du tract)

Qui à dit : “(… )nous nous opposons à l’utilisation des « DRM » sur les « produits » culturels, considérant que ces DRM portent gravement atteinte aux libertés individuelles d’une part et aux possibilités de développement ultérieur de logiciels libres”

Réponse : l’Union des Musiciens de Jazz (lettre ouverte signés par 100 jazzmen, la plupart compositeurs membres de la SACEM)

Qui a dit à propos des DRM : “Cette émergence d’une informatique de confiance conduirait un
nombre très limité de sociétés à imposer leur modèle de sécurité à la planète, en autorisant ou non, par la délivrance de certificats numériques, des applications à s’executer sur des PC donnés. Il en résulterait une mise en cause de l’autonomie des individus et des organisations (restriction des droits de l’utilisateur sur sa propre machine). Cela constitue une menace évidente à la souveraineté des États.

Réponse : le député Pierre Lasbordes dans son rapport sur la sécurité des systèmes d’information remis au Premier Ministre.

Au verso :

Les bénéfices de sociétés comme Universal Music, Time Warner ou EMI sont en augmentation constante et battent des records, mais cela ne leur suffit pas. Sous prétexte de protéger les artistes, les industriels du disque et du cinema cherchent à contrôler les échanges sur Internet en ajoutant dans leurs produits des dispositifs de surveillance de l’utilisation des oeuvres («Digital Rights Management » ou DRM).

Ces dispositifs techniques de contrôle restreignent nos droits les plus élémentaires comme d’écouter n’importe où la musique que l’on a achetée, de la copier pour son usage privé, de la prêter à sa petite soeur ou son meilleur ami ou tout simplement d’être sûr de pouvoir encore l’écouter dans 10 ans.. Ils fonctionnent à notre insu, nous espionnent et mettent en péril la sécurité de nos ordinateurs. Pour en avoir la preuve, tapez « Sony espion XCP » dans un moteur de recherche sur internet.

Fin décembre, les députés ont refusé de légaliser ces dispositifs. Le gouvernement entend les faire revoter début mars alors qu’il est désormais avéré que certains lobbies utilisent “des méthodes que la morale réprouve”* (menaces de retrait des subventions allant au spectacle vivant).

Ne vous laissez pas abuser par ceux qui instrumentalisent la défense du droit d’auteur pour défendre leurs intérêts particuliers, au détriment de l’intérêt général et des libertés du citoyens. Ces libertés sont aussi VOS libertés.


Qui est censé être protégé par les mesures techniques de protection ? Les auteurs, qui ne touche que 3 cts d’euros par chanson légalement téléchargé ? Le public qui trouvera dans l’offre illégal bien moins d’ennuis (format de fichier différent entre chaque vendeur, format “universel” MP3, jamais proposé, licence perdu si on change la carte mère de son PC, etc…)?

Non, il s’agit bien d’enrichir les éditeurs !

Il s’agit de controller la manière de consommer la musique, de controler l’outil d’écoute. Pour empécher les comportements comme le pret de CD, qui sont autant de ventes soi-disant perdu. Il s’agit non pas d’empécher le fait de copier la musique, un nouveau titre disponnible sur itunes, l’est en 3 minutes sur les réseaux illégaux !

Refuser la protection juridiques des MTP ! Renforcer les droits d’interopérabilité !

Page mise à jour le 21 février 2006 à 18h52 par totomatisme
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